Réponse polie : "C'est toujours plaisant de te lire Dayan

"
Réponse honnête : "Non, ça ne m'aide pas."
Mais c'est pas grave. J'apporte quelques précisions.
Au détour d'un jeu du style "Et vous ?", je pose la question
"Donne moi le nom de 3 copines dans ta classe."
--- Tu veux que je te donne des noms de filles à l'école ?
--- Ben des nom de filles oui, mais si c'est le nom de tes copines, c'est mieux.
--- Je ne peux pas en donner 3, je n'ai qu'une copine.
Le syndrôme du "personne ne m'aime" étant en alerte, je creuse...
"Comment ça tu n'as qu'une copine ?
--- Ben oui. On est toujours ensemble, on joue ensemble.
--- Et pourquoi tu ne joues pas avec les autres ? (là j'attends la réponse attristante "elles ne veulent pas"... et c'est le contraire)
---
On ne veut pas d'elles dans nos jeux.
(je vous la fais courte, parce qu'on a bien discuté)
--- Avec le C.P., il y a plusieurs classes, vous risquez de ne pas être ensemble.
--- Oh ça pas grave, on a toujours les récrés pour se retrouver.
--- Et quand on va déménager ?
--- Ben tu m'as dit que c'était pas tout de suite, et puis après ça sera comme avec M., on ne se verra pas, on sera loin, mais on s'aimera quand même.
Et donc voilà , ça me donne envie de m'interroger sur les liens d'amitié qui peuvent se créer quand on a 6 ans, des liens qui peuvent être forts, constructifs... mais parfois ravageurs dans leur exclusivité. Mademoiselle est épanouie, fait le choix d'un champ social très réduit. Et moi, Maman, je fais ma route pour l'accompagner... mais je ne voudrais pas commettre d'impair : les choix de vie que j'ai faits pour moi, fruits d'un cheminement, je ne voudrais pas qu'elle me reproche à juste titre de les lui avoir imposés plus tard, par ignorance.
Voilà .